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bénéficiaires effectifs au sénégal : comment la propriété cachée facilite la corruption


Rédigé le 27 Février 2025 à 17:03 | 0 commentaire(s) modifié le 27 Février 2025 - 21:02

Massamba Ndakhté Gaye
Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations... En savoir plus sur cet auteur

(Equonet Energies-Dakar) – A l’occasion d’une table ronde organisé hier par le CREDILA, un expert des bénéficiaires effectifs a expliqué comment la propriété cachée nourrit la corruption.


Le Dr Moustapha Fall, a encore démontré son talent d’expert des bénéficiaires effectifs des sociétés extractives. Intervenant lors d’une table ronde sur les bénéficiaires effectifs des sociétés extractives au Sénégal, cet enseignant-chercheur à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’UCAD a expliqué au public comment la propriété cachée facilite la corruption.

A l’entendre parler sur un verbe facile de cette question de transparence des bénéficiaires effectifs, on comprend vite et aisément que ce juriste maîtrise son sujet. Parmi les questions abordées, il a souligné en premier lieu l’urgence de cette transparence. 

Il justifia cette urgence par le souci d’éviter la corruption, les conflits d’intérêts les flux financiers illicites, les nombreuses activités illégales telles que l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et surtout par la difficulté d’identification du bénéficiaire effectif en raison de création structures légales dans diverses juridictions.

« Les criminels et autres délinquants font un usage abusif des structures sociales pour des activités illicites tels que le blanchiment d’argent, la corruption, la fraude fiscale, le financement des terroristes, etc », fera-t-il savoir aux participants composés pour la plupart d’étudiants.

 Parlant spécifiquement des flux financiers illicites, il fera savoir à cette assistance que l’Afrique perdrait chaque année plus de 50 milliards de dollars, citant certaines estimations. Et qu’au cours des 50 dernières années, le continent noir a perdu plus de 1000 milliards de dollars, somme équivalente approximativement à l’ensemble des fonds d’aide au développement reçu par l’Afrique au cours de la même période. 

D’où les enjeux de la déclaration des bénéficiaires effectifs que l’expert a divisé en trois catégories, à soir un enjeu de sécurité nationale pour les pouvoirs publics, un enjeu de concurrence saine pour les compagnies et un enjeu de transparence et de redevabilité pour la société civile. 

Pour faire face à tous ces enjeux, le verdict du Dr Fall est sans appel. « Seule la transparence en matière de bénéficiaire effectif permet de s’assurer que ceux qui tirent les ficelles, leurs associés et facilitateurs cesseront d’opérer dans le secret », dira-t-il sur un ton ferme.

En outre, il signala les risques liés à la corruption, les instruments et normes internationaux et la nécessité de renforcer les synergies par le biais d’une mobilisation internationale grandissante. 

Comme lui, Dr Ousmane Cissé, spécialiste di droit minier et El Hadji Amath Diallo, économiste et expert pétrolier, ont également attiré l’attention du public venu nombreux répondre à l’invitation du Centre de recherches, d’études et de documentation sur les institutions et les législations (CREDILA) de la   Faculté des sciences juridiques et politiques de l’UCAD, organisateur de cette table ronde dans le cadre de ses sessions de conférences bimensuelles.



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