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aperçu d'expert : comment l'afrique peut prospérer malgré les changements de politique américaine


Rédigé le 26 Février 2025 à 08:40 | 0 commentaire(s) modifié le 26 Février 2025 - 09:05


(Equonet Energies-Dakar) - Apprenez-en davantage dans l'article ci-dessous, alors que le consultant de Frost & Sullivan, Hannro Steenekamp, ​​explique comment l'Afrique peut prospérer au milieu des changements de politique américaine.


Pourquoi l’Afrique doit changer de cap face aux changements de politique américaine

Début 2025, l’administration Trump a apporté des changements radicaux à la politique étrangère américaine, notamment des coupes budgétaires importantes dans le financement de l’Afrique. Des programmes comme l’USAID ont été gelés et des réductions ciblées ont durement touché des pays comme l’Afrique du Sud. À première vue, ces changements sont synonymes d’incertitude pour un continent longtemps dépendant de l’aide américaine.

Pourtant, sous la surface se cache une formidable opportunité. L’objectif de ce changement n’est pas seulement de faire face aux pertes, mais de catalyser une transformation – une transformation dans laquelle les nations africaines exploitent leur résilience et leur adaptabilité pour tracer une nouvelle voie. Ce moment invite l’Afrique à se libérer de sa dépendance à l’aide, à prendre le contrôle de son développement et à émerger plus forte sur la scène mondiale. 
 
Comment l’Afrique peut saisir l’opportunité 
 
La voie à suivre repose sur des stratégies audacieuses et réalisables. Voici comment les nations africaines peuvent transformer l’adversité en avantage : 
  • Mobiliser l’autonomie : L’aide américaine s’amenuisant, les projecteurs se tournent vers l’intérieur. Les pays doivent renforcer leurs ressources nationales, en améliorant la collecte des impôts et le suivi de l’allocation budgétaire pour lutter contre la corruption et débloquer des fonds pour des projets essentiels. La Tanzanie, par exemple, a déjà commencé à combler les déficits budgétaires laissés par les coupes budgétaires extérieures, prouvant que la force interne peut combler le vide. 
  • Diversifier les partenariats : l’Afrique ne doit pas rester seule. Le Moyen-Orient a pris des initiatives dans ce domaine, offrant une alternative solide au soutien américain. L’Arabie saoudite a engagé 41 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie pour le développement des pays d’Afrique subsaharienne à faible revenu, le Qatar a promis 5 millions de dollars pour aider les familles les plus pauvres du Rwanda et participe à une initiative mondiale de 50 millions de dollars incluant l’Afrique, et les Émirats arabes unis ont alloué 4,5 milliards de dollars plus 10 milliards de dollars supplémentaires par l’intermédiaire de Masdar pour des projets d’énergie propre sur tout le continent, en mettant l’accent sur le développement durable et la transition énergétique. Au-delà de combler les déficits de financement, ces partenariats ouvrent de nouvelles perspectives commerciales et d’investissement, élargissant ainsi la portée mondiale de l’Afrique. 
  • Stimuler l’innovation : la pénurie engendre l’ingéniosité. Dans les secteurs de la santé et de l’agriculture, durement touchés par la réduction de l’aide, les outils numériques peuvent maximiser l’efficacité. Sur tout le continent, les investissements dans les technologies de la santé montrent déjà comment l’innovation peut tirer le meilleur parti de ressources limitées. 
  • Renforcer les liens régionaux : l’unité est l’atout de l’Afrique. En mettant en commun leurs expertises et leurs ressources, les pays peuvent atténuer le choc des coupes budgétaires. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pose les bases, en favorisant le commerce intra-africain et les projets d’infrastructures qui réduisent la dépendance à l’égard des donateurs éloignés, même si sa mise en œuvre doit être accélérée pour maximiser rapidement ces avantages. 
  • Élargir les horizons économiques : moins d’aide signifie moins de dépendance à l’égard d’un seul secteur vital. C’est l’occasion pour l’Afrique de développer de nouvelles industries, comme les énergies renouvelables, où les investissements sont en plein essor. La diversification attire les capitaux privés et protège les économies des chocs extérieurs. 

Ces mesures, ancrées dans la réalité, constituent un modèle de progrès. Elles exigent des actions, mais les outils sont déjà à portée de main.
 
Ce que pourrait accomplir une Afrique réinventée 
 
Le résultat ? Un continent remodelé par ses propres ambitions. Imaginez : des nations dotées de solides sources de revenus intérieurs, inébranlables par les caprices de la politique étrangère. Des alliances commerciales avec des puissances émergentes comme le Moyen-Orient alimentent le dynamisme économique. Des innovations locales apportent des solutions durables dans des secteurs essentiels. Une région soudée qui prospère grâce à des forces communes grâce à des cadres comme la ZLECA. Et des économies suffisamment diversifiées pour être compétitives à l’échelle mondiale, propulsées par des industries qui attirent les investissements plutôt que la charité. 
 
Il ne s’agit pas d’un rêve lointain, mais d’un avenir tangible. Les changements de politique américaine de 2025 pourraient marquer le moment où l’Afrique passera de la dépendance à la domination, façonnant un héritage d’autosuffisance et d’influence stratégique. Face aux défis, le continent peut redéfinir son histoire de résilience, de réinvention et de croissance remarquable. 
 
Sources : Frost & Sullivan, CNBC Africa, Reuters
Hannro Steenekamp




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